Pourquoi le rendement brut ne suffit pas
Le rendement brut est le premier chiffre mis en avant par tous les vendeurs de biens. Il se calcule simplement : loyers annuels ÷ prix d'achat × 100. Un bien à 150 000 € qui rapporte 700 €/mois affiche un rendement brut de 5,6 %.
Mais ce chiffre ignore toutes les charges qui viennent rogner votre cashflow réel : taxe foncière, charges de copropriété, frais de gestion, assurance PNO, vacance locative, travaux imprévus. En pratique, le rendement net est souvent 1,5 à 2 points en dessous du brut.
Les trois niveaux de rendement à connaître
- Rendement brut : (Loyers annuels / Prix d'achat) × 100 — chiffre de communication, à prendre avec précaution
- Rendement net : (Loyers annuels − charges annuelles) / Prix d'achat × 100 — plus réaliste, encore incomplet
- Rendement net-net : Prend en compte la fiscalité (IR + prélèvements sociaux). C'est le seul chiffre qui compte pour votre compte bancaire
Les charges à ne pas oublier
Pour calculer un rendement net fiable, listez chaque poste :
- Taxe foncière (variable selon la commune — de 800 à 2 500 € pour un T2)
- Charges de copropriété non récupérables (entre 15 et 35 % du total)
- Assurance propriétaire non occupant (PNO) : 100–250 €/an
- Frais de gestion si agence : 7–10 % des loyers encaissés
- Provision vacance locative : 1 mois de loyer perdu par an en moyenne
- Provision travaux : 0,5–1 % du prix du bien par an
Quel rendement cibler selon la ville ?
En France, le rendement brut varie fortement selon les marchés :
- Paris, Lyon, Bordeaux : 2,5 à 4 % brut — faible rendement, pari sur la plus-value
- Nantes, Rennes, Toulouse : 4 à 5,5 % brut — équilibre rendement/valorisation
- Lille, Strasbourg, Clermont : 5 à 7 % brut — bon rendement locatif
- Villes moyennes (Limoges, Mulhouse, Saint-Étienne) : 7 à 10 % brut — rendement élevé, liquidité plus faible
Il n'y a pas de "bonne" valeur universelle : un rendement de 3,5 % à Paris peut être excellent si votre horizon est la plus-value à 10 ans. Un 9 % à Mulhouse peut être décevant si vous ne trouvez pas de locataire.
Le cashflow : le critère décisif
Au-delà du rendement, le cashflow mensuel (loyers − mensualité crédit − charges) détermine si votre investissement est auto-financé. Visez un cashflow neutre ou positif : c'est la différence entre un investissement qui enrichit et un qui épuise votre trésorerie mois après mois.
Montecashlo calcule automatiquement le cashflow de n'importe quel bien en France, en intégrant les données de loyer de marché par ville et les charges réelles.
Conclusion
Le rendement brut est un point de départ, pas une conclusion. Construisez toujours votre analyse sur le net-net, intégrez la fiscalité dès le départ et simulez plusieurs scénarios (taux d'emprunt, vacance, travaux). C'est ce que fait Montecashlo pour vous en 2 minutes.